Allez-vous augmenter les impôts ?

Non. 

Et il s’agit du 1er de nos 10 engagements phares de la campagne.

En 2014, nous nous étions d’ailleurs déjà engagés à ne pas les augmenter. Et chaque année, à l’occasion du vote des taux d’imposition, nos élus ont maintenu les mêmes pourcentages 6 années de suite.

Nous reprenons le même engagement devant vous aujourd’hui et nous nous y tiendrons tout au long du prochain mandat. La situation fiscale de la commune est en effet suffisamment bonne pour que les Tassilunois ne soient pas plus sollicités.

Notre projet est par ailleurs dimensionné pour permettre de répondre à vos besoins et maîtriser l’endettement de notre ville. Nous l’avons même fait expertiser par un magistrat financier.

Et parce que nous n’aurons rien à cacher, je confierai la présidence de la commission des finances municipales au leader de l’opposition.

 

Combien coûte votre projet dans sa globalité ?

Notre projet a été mis entre les mains d’un magistrat financier. Par ailleurs, deux de nos colistiers sont respectivement responsable comptable et expert financier chargé de projets dans deux grandes entreprises à dimension nationale et internationale.

Après analyse, la réalisation de l’ensemble de notre projet demanderait de réaliser 18 millions d’euros d’investissements nouveaux sur toute la durée du mandat (parc public, création d’équipements, gymnase multi-sports, etc.). A titre de comparaison, ce sont 26 millions d’euros qui auront été dépensés en investissement sur le mandat 2014-2020.

Notre projet permet donc de répondre à des demandes nouvelles en cours de mandat et en limitant le risque d’augmentation de l’endettement de notre ville. Ce dernier pourra être contenu dans les mêmes proportions que les mandats précédents.

Quant aux dépenses de fonctionnement, celles-ci resteront maîtrisées via un plan d’économies.

Ces fonds seront ventilés différemment dans notre budget, pour financer les postes de policiers municipaux manquants et garantir la sécurité de tous, créer des événements culturels et commerciaux pour renforcer le dynamisme de notre ville, etc.

Par ailleurs, nous comptons mettre en place un “comité anti-gaspi”, composé d’élus, d’agents et de citoyens. Placé sous la présidence d’un magistrat, il sera chargé d’identifier tous les postes de dépenses inutiles et de proposer au Conseil municipal une série de mesures pour réduire drastiquement ces dépenses. Ce groupe permettra aussi d’éviter les dérapages commis sous le mandat comme : 

  • La couverture des tennis du Sauze : passage de 600 000 à 1 200 000 euros de frais

  • L’abandon du projet de gymnase avec Saint Joseph : plus de 50 000 euros d’études

  • Les procès en série contre des propriétaires : 300 000 euros de frais de justice

  • Les amendes de l’Etat : 2 700 000 euros en 5 ans

Quelle est votre étiquette politique ?

Notre liste est présentée par Mieux vivre à Tassin la Demi-Lune, un mouvement politique local indépendant fondé en 2013 par Julien RANC, Guy LAURENT et Alain VEYSSET, qui rassemble des Tassilunois allant du centre droit jusqu’aux écologistes.

Quelques uns de nos adhérents (moins d’une dizaine) sont aussi membres de partis nationaux comme En Marche, le Mouvement Démocrate (MoDem), Agir la droite constructive, l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI), mais aussi l’Union des Démocrates et Écologistes. C’est pourquoi ces différentes formations nous apportent aujourd’hui leur soutien dans le cadre des élections municipales.

 

Allez-vous construire des logements sociaux pour baisser les amendes de l’Etat ?

Tassin la Demi-Lune ne pourra jamais respecter la loi sur les logements sociaux, pour deux raisons : l’absence de terrains en nombre suffisant et le fait que l’objectif des 25% étant recalculé tous les 3 ans sur les nouvelles constructions, ce chiffre est donc une fiction et ne peut pas être atteint.

C’est pourquoi notre équipe a souhaité proposer une voie intermédiaire, qui plutôt que de construire, s’attache à agir sur le “stock” de logements existants.

En effet, selon l’INSEE, notre commune dispose de plus de 600 logements vides de tout occupant. Ce qui, en minorant ces projections, représente un potentiel important de plus de 400 logements pour répondre en partie aux obligations imposées par l’Etat et réduire significativement notre amende (660 000 euros par an, soit en cumulé depuis 2014, 2,7 millions d’euros perdus pour le budget de la ville de 2015 à 2020).

Nous réunirons donc les services des impôts, de la Métropole, de la ville, les notaires, les agents immobiliers et les agences ou association en charge des rénovations d’habitat ou travaux d’économie d’énergie. Ce groupe disposera des moyens pour contacter les propriétaires des logements vacants, bien souvent désemparés face à des biens qu’il est difficile de remettre sur le marché en raison des travaux à y réaliser. 

Par conventionnement, nous nous engagerons donc à cofinancer les travaux nécessaires si le propriétaire accepte de créer dans son bien un logement aidé que ce soit pour de jeunes travailleurs, des personnes âgées ayant de faibles revenus ou encore des étudiants. 

En agissant sur le parc de logements existant, non seulement nous respectons la loi, mais nous faisons aussi de la mixité, évitons les nouvelles constructions avec des immeubles 100% sociaux comme cela est fait aujourd’hui à Tassin la Demi-Lune. Nous permettons aussi à des propriétaires de rénover leur logement, faire des économies d’énergie, ravaler les façades d’immeubles insalubres… Une opération utile à chacun des acteurs. 

 

Allez-vous supprimer l’autopont des Trois Renards ?

Au cours du mandat, nous financerons les études pour supprimer l’autopont des Trois Renards, reconnu pour sa dangerosité et sa vétusté.

Nous souhaitons le remplacer par une trémie (passage sous la voie ferrée), bien plus sûre.

Cet aménagement permettra aussi au quartier de ne faire plus qu’un et se “reformer” autour d’une belle place arborée, qui laissera une large place à la nature en ville et aux modes doux.

Une véritable vie de quartier pourra ainsi s’y créer.

Ce projet sera conçu en totale concertation avec les habitants et les commerçants. Il pourrait voir le jour d’ici 2030. 

 

Pourquoi ne faites-vous qu’un parc sur le terrain des Maraîchers et pas un projet avec un immeuble et des équipements ?

Les parcelles autour du terrain des Maraîchers (Pôle Emploi, Norauto/Biocoop, Collet) sont déjà urbanisées et vont accueillir plusieurs projets d’immeubles dans les prochaines années, comme l’a décidé la municipalité le 16 janvier 2019 en commission urbanisme.

Si nous ne préservons pas le terrain des Maraîchers du béton, le quartier va non seulement accumuler encore plus de voitures mais devenir de moins en moins agréable, avec aucun espace vert digne de ce nom pour les habitants.

C’est pourquoi, pour anticiper ces futurs projets, nous proposons :

-        De préserver le terrain des Maraîchers de toute forme d’urbanisation pour créer un vaste parc public de centre-ville et faire respirer le quartier

-        Créer, en rez de chaussée des programmes qui prendront place sur les parcelles déjà urbanisée, aux équipements de proximité, comme le relais assistantes maternelles, une petite crèche, etc.

Ce projet est d’ailleurs beaucoup moins coûteux (3,5 millions d’euros, au maximum 5 à 6 millions si on compte la création d’équipements de proximité alentours) que le projet défendu par Pascal CHARMOT (18 millions d’euros, tel que présenté dans l’enquête publique de 2018). 

Comment allez-vous vous y prendre pour réaliser votre projet sur les Maraîchers ? Quel est son coût ? Et qu’en est-il des équipements publics pour le quartier ?

A l’issue des élections générales, la Métropole de Lyon ouvre une “fenêtre de tir” pour modifier la classification des parcelles à enjeux sur chaque commune.

Nous comptons profiter de cette parenthèse pour que la parcelle de 2 800 m2 que Pascal CHARMOT souhaite confier à un promoteur revienne intégralement à la ville, en classant les 13 500 m2 du terrain des Maraîchers en zone Utilité de Service Public.

Nous ferons ensuite l’acquisition du terrain. Le prix de 2,1 millions pour 10 000 m2 sera renégocié à la hausse pour inclure les 2 800 m2 supplémentaires et ne pas léser les propriétaires, pour qu’aucun procès n’ait lieu. Ce qui permet une projection à un prix légèrement supérieur à 3 millions d’euros pour l’achat complet.

 

Dans le même temps, le conseil municipal aura lancé les études pour la réalisation du parc avec les professionnels et permettre, une fois les différents délais légaux et de procédure passés, de démarrer les travaux d’aménagement pour une ouverture du Grand Parc de la Libération au printemps 2021.

Quant aux équipements publics de proximité, il se trouve que plusieurs immeubles doivent voir le jour dans le quartier Libération, avec des rez-de-chaussée dit “linéaires actifs” (commerces, équipements). Nous pourrons donc donner naissance aux équipements comme une crèche de proximité, un relais assistantes maternelles, directement en pied d’immeuble et à immédiate proximité des commerces, du centre-ville et du futur grand parc.

Surtout, pour un coût bien inférieur à ce qui est prévu par la municipalité en place et avec un délai moins long (3 à 4 ans contre 6 à 8 ans pour le projet de la municipalité).

 

Pourquoi ne proposez-vous pas de construire une école de 21 classes comme Pascal CHARMOT ?

Tout simplement parce qu’il n’y en a pas besoin.

Ces dernières années, nos écoles ont gagné environ 100 élèves par période de quatre ans.

Et dans le même temps, nos établissements déjà existants se rénovent, s’étendent, avec un nombre de création de classes suffisamment important pour couvrir nos besoins.

Nous sommes aujourd’hui avec des moyennes de 24 élèves par classe en élémentaire et 27 en primaire, loin des 33 élèves par classe que nous connaissions sous le mandat précédent.

Pour preuve, à Tassin la Demi-Lune, des écoles ferment d’ailleurs régulièrement une classe !

L’école Grange Blanche, construite durant ce mandat, n’a ouvert que 3 classes sur les 5 prévues, faute d’effectifs suffisants. L’école Leclerc a fermé une classe l’an passé et risque d’en fermer une seconde à la rentrée.

Il est donc nécessaire pour l’avenir, plutôt que de créer de grands groupes scolaires de 18 à 21 classes, où la dimension humaine et la proximité sont oubliées, de privilégier des extensions des écoles existantes pour répondre aux besoins. Le nombre de classes inoccupées aujourd’hui permet d’accueillir une poussée même soudaine de nos effectifs.

 

Par ailleurs, le projet défendu par Pascal CHARMOT prévoit de construire 21 classes sur les Maraîchers… pour détruire deux groupes scolaires en centre-ville. 

 

Allez-vous créer des équipements petite enfance ?

Oui. Tout d’abord, une permanence Relais Assistante Maternelle dans chaque quartier d’ici la mi-mandat : à proximité ou dans la Maison des Familles à compter de 2021, à proximité du terrain des Maraîchers et à l’école Marin d’ici 2022.

Nous envisageons également de créer des places d’accueil collectif, en coopération aussi avec nos assistantes maternelles, pour répondre aux besoins des parents en modes de garde, sans nuire à leur activité, et permettre un large choix.

Nous prévoyons également d’organiser avec l’ensemble des professionnels du secteur, un service de “places d’urgence” qui permettront aux parents exerçant des métiers nécessitant des gardes (forces de l’ordre et de sécurité, personnels santé, etc.) ou confrontés à des imprévus (hospitalisation par exemple) d’avoir une solution immédiate d’accueil pour leur enfant. Ces places pourront être réparties dans les crèches publiques, privées et chez les assistantes maternelles 

 

Quel pouvoir avez-vous pour limiter les constructions ?

Le pouvoir des élus en matière d’urbanisme est limité car encadré par le Plan Local d’Urbanisme et de l’Habitat (PLU-H) et le code de l’Urbanisme.

Lorsqu’un promoteur ou un particulier dépose un projet, collectif ou individuel, et que celui est conforme en tout point aux exigences imposées par le PLU-H, le Maire est tenu de délivrer le permis de construire.

 

Si celui-ci le refuse sans motif valable, une procédure judiciaire est lancée avec 9 chances sur 10 pour la Mairie de perdre. C’est la ligne qu’a choisie la municipalité sur ce mandat 2014-2020. 

Bilan de l’opération : plus de 300 000 euros d’honoraires et frais de procédure et des immeubles qui, au lieu de pousser en 2014 ou 2015, se construisent une fois les procès remportés par les constructeurs, soit en 2019/2020.

Une manoeuvre inefficace et des projets qui, alors qu’ils auraient pu être négociés à la baisse sont ensuite réalisés au maximum des possibilités offertes par le plan d’urbanisme. 

Pour limiter les constructions, il n’existe donc qu’un seul outil : la négociation.

Par exemple, nous pourrons imposer notre vision aux aménageurs et exiger d’un promoteur que son immeuble passe de 50 à 30 logements, en intégrant un bel espace vert, ou encore qu’il comporte un toit en pente plutôt qu’un toit plat, ou dispose de tel coloris de façade plutôt qu’un autre, afin de respecter l’architecture du quartier. 

Cette méthode évite les procès et des frais inutiles, mais surtout, elle donne naissance à des projets plus petits et intégrés dans le paysage, plutôt qu’à des programmes disproportionnés.

Il est à noter dans tous les cas que le PLU-H voté en 2019 par la Métropole de Lyon est bien plus restrictif que le précédent et que les terrains manquent aujourd’hui à Tassin la Demi-Lune, limitant de fait les nouvelles constructions à des parcelles déjà urbanisées.

Êtes-vous favorable au bouclage du périphérique ?

Oui.

C’est d’ailleurs un des engagements sur la mobilité (avec le ticket unique TER/TCL, le prolongement du métro E de Alaï à La Part Dieu, le renforcement des transports en commun) pris par la liste métropolitaine que je conduis sur la circonscription Ouest avec Gérard COLLOMB.

Ce projet permettra de détourner la circulation de transit qui passe aujourd’hui par Tassin la Demi-Lune et donc de dédier nos voiries secondaires à plus de transports en commun (sites propres bus, pistes cyclables sécurisées et cohérentes), pour une meilleure qualité de notre air.

Quelle est votre position sur la place du vélo à Tassin ?

Je vous invite à lire l’article dédié à ce sujet et la position complète des deux candidats aux municipales sur ce sujet sur le site de Parlons Vélo :  https://municipales2020.parlons-velo.fr/e/Tassin-la-Demi-Lune%20(69160)

 

Au fond, qu’est-ce qui vous différencie de votre concurrent Pascal CHARMOT ?

Je suis convaincu que les Tassilunois aspirent aujourd’hui à vivre dans notre ville et pas simplement y habiter.

Ils sont soucieux d’améliorer toujours plus leur qualité de vie et celle de leurs enfants à travers : des déplacements facilités, un cadre de vie agréable et arboré, des services au public plus efficaces, une sécurité garantie, des animations culturelles, sportives, commerciales plus nombreuses tout au long de l’année... Une ville où chacun trouve sa place, quel que soit son âge, son quartier.

C’est ce que nous leur proposons à travers notre projet : les rendre toujours plus fiers de vivre à Tassin la Demi-Lune, faire rayonner notre ville à travers des mesures simples, maîtrisées budgétairement, adaptées à leurs besoins.

Nous leur proposons une véritable vision à 10 ans de notre ville.

Ce qui nous différencie vraiment de notre concurrent, c’est la place centrale que nous accordons au dialogue.

C’est notre souhait de concerter réellement les habitants, de ne pas considérer qu’être élu signifie détenir la vérité, mais qu’au contraire, les habitants sont aussi des experts de leur quartier, de leur quotidien.  

Au cours du prochain mandat, nous comptons bien écouter les Tassilunois : les écouter pour comprendre, les écouter pour décider, les écouter pour agir. 

La proximité n’est pas un vain mot. C’est notre philosophie. Celle que nous défendons depuis 6 ans. Celle que nous continuerons d’appliquer si les Tassilunois nous choisissent le 15 mars prochain.

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FOIRE  AUX 

QUESTIONS

Capture d’écran 2020-03-13 à 23.02.45.

Avec le soutien de :

Tassin, plus loin ensemble - liste menée par Julien Ranc

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